lundi 31 mars 2008

Marche dans la brume

Samedi nous avons décidé d'aller nous promener le long de la Blue Ridge Parkway. Au début nous pensions aller à Graveyard Fields, un coin sympa avec plusieurs options de boucles.
Sauf que... sauf qu'après moins de 5mn sur la route nous étions dans les nuages, le résulat: un brouillard à couper au couteau. On y voyait pas à 10m, c'est à peine si les phares des voitures apparaissaient quelques secondes avant la voiture même, on voyait l'entrée des tunnels au dernier moment, etc...
Les locaux te diront: ne va pas sur la Blue Ridge Parkway quand il y a du brouillard. Oui mais nous on est des aventurier, des fous qui s'en fichent pas mal du temps qu'il fait quand on à décidé qu'on allé prendre l'air. Avec une vue aussi limitée tous les virages se ressemblent?
C'est fou comme on perds son sens de l'orientation dans le brouillard. J'ai cru plusieurs fois être à un endroit et en fait... non.
Du coup vu le temps nous avons décidé de nous arrêter avant. Pas de risque de rencontrer foule au milieu de la brume.
Nous garons la voiture sur le coté, peut après la borne 409. Il y a une route fermée par une barrière qui se rend au sommet de Frying Pan Mountain. Quand on s'avance un peu on voit la route qui monte vers Frying Pan à gauche, à droite un sentier qui pars depuis le site de camping de Mt Pisgah (au milepost 408.8) et un autre sentier devans nous. C'est celui que nous avons décidé de prendre n'étant pas sur de l'autre (je n'ai découvert qu'en revenant que c'était certainement celui pour aller vers le camping).

Bref, nous avons commencé notre marche au milieu de la brume et des plantes couvertes d'eau de pluie (il y avait eu un orage dans la nuit). C'était un peu sur réel, nous marchions sans trop savoir dans quelle direction. Il n'y avait ni le soleil, ni les points de repère géographique pour nous aider. C'était calme. J'avais l'impression de respirer de l'eau tant l'air était saturé d'humidité.
Nous avons vu des "fongus" étranges, des petits rhododendrons, des forêt de Galax. Nous avons enjambé des branches et des morceaux de troncs qui barraient le chemin, certainement tombé lors du dernière Ice Storm , nous avons entendu des bruits étranges et vu les traces d'une attaque: des poils, peut-être de lapins. Le chemin c'est terminé sur un ruisseau. Nous avions en fait marché sur ce qu'ils appellent ici "Old Logging Roads", des anciens chemin forestiers, utilisés pour la coupe et le transport du bois. Des chemins que l'on trouve partout dans la région et qui ne mènent parfois nulle part. Qu'importe. Nous sommes passés de zones ou le vent froid se faisait sentir puis au détour d'un virage la vue s'ouvre, les nuages se lève et l'air se réchauffe.

Demi-tour donc. On remonte, on sent le froid qui revient, l'humidité croissante. De retour à la croisée des chemins nous décidons vu qu'il n'est que 17h (vive l'heure d'été qui permet d'être dehors plus tard) de monter jusqu'à Frying Pan. Nous sommes dans une forêt hantée: pas de feuilles, la brume tenace, les bruits assourdis.
La route de gravier est facile, bien qu'Hubby change de rythme et me force à le rattraper au pas de course. Bon ça va je sais que je suis "out of shape"!
Au détour d'un virage, soudain, les nuages se lèvent. Qu'elle n'est pas ma surprise de voir apparaître Mr Pisgah! J'appelle Hubby, je ne veux pas qu'il manque ça, on ne sait jamais si les nuages reprennent le dessus.
Mais la chance est avec nous, la vue restera relativement dégagée jusqu'au sommet, quelques pans de brume ici et là, mais nous pouvons voir la vallée sous sa couverture nuageuse.

Enfin nous arrivons vers le sommet, nous pouvons voir une antenne radio, similaire à celle de Mt Pisgah mais un peu plus petit, et une fire tower, une tour d'observation qui sert pour repérer les feux de forêt. Toutes deux semble flotter dans les airs, les nuages sont en effet beaucoup plus denses à proximité du sol que vers les hauteurs.
Au sommet il y a aussi une station météo: pluviomètre, anémomètre, girouette, etc. Il y a une petite maison qui fait la hauteur de Hubby et qui doit contenir du matériel, limite on se croirait chez les 7 Nains de la Météo.
La surprise c'est qu'on peut grimper dans la tour, pas tout en haut car la trappe d'accès est fermée, mais à quelques mètres prêt franchement...
Le vent est froid et nous sommes exposés. Sans être trop sujette au vertige je ne me sens pas tranquille, les plaques de métal sont non seulement mouillées mais rouillées, la rambarde est mon amie et je ne bouge pas trop de là où je suis. Même pas en rêve que j'enlève mon sac pour mettre mon coupe vent/imperméable, avec ma chance il s'envolerait avec le vent. Donc je me pèle! Heureusement il y a Hubby qui me coupe un peu du vent, et puis des fruits sec et des cacahouètes salées pour remonter l'énergie. Nous restons là haut plusieurs minutes, à prendre des photos, à savourer ce moment où nous surplombons les vallées. A observer les mouvements de la mer de nuage.
Finalement le froid est de trop et j'annonce que nous redescendons sur la terre ferme.
Nous avons le sourire aux lèvres et nous rentrons à la voiture la main dans la main.
C'est quand même chouette de marcher dans les nuages.

Les plantes vertes (photo en bas à gauche) c'est du Galax, le Galax est protégé car les floristes avaient tendance à un peu trop l'utiliser dans leur composition. C'est une plante difficile à rater en raison de son odeur. Hubby adore car ça lui rappelle son enfance. Moi ça me fait penser à l'odeur du putois en beaucoup moins fort, ou à celui du cannabis...

Pour plus de photos, c'est là:http://picasaweb.google.com/frenchyncarolina/RandoneeEtBallades

vendredi 28 mars 2008

A breath of fresh air

Je vous avais dis que je m'étais renseignée à propos d'un groupe de francophones/philes qui se réunissait tous les mois dans le secteur. Il y a aussi un autre groupe, qui est un peu lié (je pense que certains des membres font parti des deux), il s'agit d'un groupe trouvé au travers d'un site internet qui promouvait les rencontres (amicales) sur toutes sortes de thèmes: randonnée, expats, lecture, cuisine, chiens, etc. Il y en à un sur Asheville pour parler le français. C'est un tout petit groupe. Il y à plein de membre inscrits mais peu qui se rendent aux réunions. J'étais allé à une réunion en Août 2007 avec une jeune française qui logeait chez nous. Il n'y avait que deux autres personnes à la réunion. Je voulais y revenir avec Hubby pour qu'il puisse entendre parler français et donc apprendre des mots ici et là. Je n'y allais pas pour moi, mais pour lui, pour tester.
Sauf que... sauf qu'à chaque autre réunion il n'étais jamais disponible. Soit il n'avais pas envie se jour là car la journée avait été difficile au travail, soit il était tout simplement indisponible. Du coup petit à petit j'avais laissé tombé, j'ai arrêté d'insister pour y aller, car je ne voyais pas l'intérêt à y aller sans lui. Ben oui quoi je parle déjà bien le français après tout.

Et puis il y à eu la semaine dernière.
Mardi j'ai eu la surprise de découvrir un e-mail m'annonçant une nouvelle réunion de se groupe. La dernière ayant eu lieu en Janvier je ne m'y attendais pas. Réunion prévue pour le Jeudi 27 Mars. Coté organisation c'est un peu du dernier moment quoi.
Je ne savais pas si j'allais devoir travailler au centre commercial ou pas ce soir là car c'est en fonction des besoins, j'appelle donc un peu avant et puis on vois.
16h j'appelle: "On a pas besoin de vous". Yes!!!!!!!!!!!!!! Je peux participer à la réunion.

17h15: je file à la maison.
17h30: je change de haut car il fait beau dehors, vraiment beau, genre 22°C alors pas besoin des manches longues. Je prends un petit gilet au cas où.
17h37: j'enregistre le match de basketball pour Hubby.
17h39: je saute dans la voiture
17h49: merde, je me gare où moi? Veux pas faire un créneau!
Tournez manège...
17h53: Yes! Une place juste devant l'entrée d'un parking (avant l'entrée hein), donc pas de créneau.
17h54: heu, ça c'est le trotoir! Il n'y à pas à dire je n'aime pas me garer en ville.
17h57: Bon je suis à peu près correctement garée. Je vérifie le parcmètre. C'est bon l'autre n'a rien mis non plus. De toute façon à partir de 18h c'est gratuit.
17h58: j'y vais direct où je vais à la banque retirer des sous?
Allez, la banque.
17h03: Les joies des ATM (là où tu retire les sous) de centre ville: il n'y à plus de billet dedans. Grrr. L'autre me fait payer un frais en plus. Tant pis, je payerais avec la carte bleu.
17h09: Je suis devant la terrasse du restaurant. Je repère la tête de P, l'organisateur. Chouette ils sont là. "Bonjour, je suis un peu en retard". On se présente.
E. a ma gauche est linguiste, Française, vis à NY depuis qu'elle à 18ans, viens de déménager ici, refuse de prendre la nationalité américaine. Je crois que son accent français en anglais est plus prononcé que le mien.
Il y a G.qui est professeur de français à la retraire, 66 ans, américain il me semble, mais difficile de le croire quand on l'entends parler dans un français parfait.
R. qui débute, nous écoute beaucoup et sors quelques mots de temps en temps. Il est très patient. Il à 70 ans, mais hormis les cheveux blancs, je lui en donne 15 de moins. Mamie, tu peux te mettre à l'anglais, l'age ce n'est pas une excuse.
P. 33 ans, sans emploi, depuis 2 semaines, informaticien. On sent le canadien quand il parles Français, il pris l'accent de là bas.

On parles un peu, c'est sympa, notre serveuse comprends quelques mots car sa maman est Canadienne. Je bois de l'eau, beaucoup. Je commende des Brushetta.
Une autre personne arrive: C. Elle est jeune, je dirais à peut près mon age. Elle nous dis qu'elle à étudié à Paris pendant 2 ans. Le courant passe.
Je découvre qu'elle à 26 ans et à étudié le commerce à Paris.
La soirée passe sans que nous en rendions compte. Nous parlons de choses et d'autres. En français surtout, mais en anglais de temps en temps. G., E. et C. nous sortent des mots d'Allemand ici et là. Voilà c'est chouette. Je souris.
On réalise qu'il se fait tard car il fait presque nuit et que la température est bien tombée. Nous devons tous rentrer.
Lorsque viens le moment de payer l'addition, ma voisine C. me dis que "la carte bleu" lui manque. Je lui montre la mienne avec les belles photos de Yann Arthus Bertrand, puis viens la carte vitale, la carte d'identité, et mon autre carte avec juste à coté la photo de mon grand-père qui date des années 20. Je la sens émue. Elle aime les vieilles photos. Je ne vous dis pas sa tête quand elle me demande comment j'ai rencontré mon mari et que je luis donne la version abrégée.
Nous repartons dans la même direction et échangeons nos numéros de téléphone, pourquoi pas nous voir en dehors de ces réunions. Je la sens enchantée. Moi je le suis. Nous nous faisons la bise. C'est bizarre de faire la bise quand on a plus l'habitude. Quand c'est toujours Hugs et poignées de main.

20h02: Arg! Je ne vois pas la voiture. La fourrière l'a emportée!!! En fait ce n'étais pas gratuit!!! Moment de panique.
20h03: Ah ben non, elle est là en fait. Ouf! Surtout que ma batterie de téléphone est à plat.
20h14: je cours vers les toilettes manquant de m'étaler sur le tabouret au passage (dans le noir).
20h15: j'allume l'ordinateur pour partager ma soirée.

C'était une vrai bouffée d'air frais pour moi. Vivement la prochaine. Il ne me reste plus qu'à voir quoi faire avec C. en dehors. :)

Pas le temps de relire, le texte doit être bourré de fautes, mais il me faut préparer le repas. Hubby rentre.

jeudi 27 mars 2008

Si Monthy Python presentait une emission de voitures ca donnerait ca

Je suis une fille (si je te jure). Etant une fille, mes parents ont cru bon de ne pas me parler trop de voitures, bon il faut dire que mon père il s'en fiche un peu, la F1 était reléguée au rend de "on regarde ca quand il n'y a rien d'autre a la télé". Mais même pas qu'ils m'auraient montré où on met le produit pour nettoyer le pare-brise tu vois. Ils pensaient que l'auto-école ferait ça mieux.
Du coup, autant vous dire que les émissions style Turbo ou les courses de F1 a la télé je m'en fichais complètement. Elles auraient pu être annulée que je ne m'en serais même pas rendue compte. Je ne regardais jamais les émissions de voiture. Regardais... et oui car un jour tout a changé. Un jour, mon homme a commence a enregistrer l'émission Top Gear sur BBC America (comme je l'aime cette chaine, déjà que c'est la seule avec des infos intéressantes-comprendre vraiment internationales.)

Comment vous présenter Top Gear? Je vais vous raconter ma première rencontre avec l'émission. Je n'avais rien a faire, et Hubby regardais le programme a la télé. Il y avait trois types. J'ai découvert plus tard que c'était les présentateurs de l'émission. Je vous conseille de cliquer sur la photo illustrant l'article pour mieux les voirs. C'est trois types avaient l'air de clowns, pas franchement la tête du gars qui viens de faire ses études a Oxford, d'ailleurs le gars le plus a droite, ben il n'a jamais l'air de travailler; celui du milieu me rappelait l'acteur de Dr Who. Ils avaient une tête de Ploucs quoi.
Lors de cette première émission, les 3 gars avaient décidé de tester pourquoi les anglais aiment autant le camping en caravane. Bien sur ils ratent un carrefour et les voila obliges de faire un demi tour sur une route de campagne. Alors bon déjà faire demi-tour avec un véhicule normal ce n'est pas toujours évident, mais une caravane? Arrive ce qui devait arriver, ils sont coinces et prennent toute la route, bloquant la circulation, une file de voiture se forment, la police finis par arriver et leur dis de dégager de la. Bon je me suis dis ça arrive, si c'était moi j'aurais certainement eu le même probleme.
Ils arrivent au camping et s'installent et la... ben que dire? Forcement dans la caravane c'était le bazar, il y avait des trucs partout par terre car ils avaient mal arrime le matériel. Avant la fin de la journée, les 3 terreurs arrivent a heurter une autre caravane, a commencer un feu dans la leur, a envoyer l'objet enflamme par la fenêtre et a bruler complètement la caravane des voisins (inoccupée). La je me suis dis soit c'est de vrai idiots, soit ils font exprès.

Depuis j'ai vu d'autres épisodes de leur émission et j'ai compris: C'est des tarés qui font face a tous les challenges que leur présentent les dirigeants du programme!
Je crois que c'est l'émission sur les voiture la plus drôle qui m'est été donne de voir (bon d'accord j'en ai pas vu beaucoup et alors!). Dans les derniers episodes voici quelques unes des missions dans lesquelles ils se sont lances:
Faire un trajet de la Floride a la Nouvelle-Orleans avec entre autre les règles suivantes:
1)acheter une voiture a moins de 1000$ (pour que ce soit moins cher qu'une location de voiture) -> ils ont donc du se rendre dans les coins les plus pourris de la ville de Floride ou ils étaient.
2)Arrives a la limite de l'Alabama (Etat bien du Sud, bien Baptiste et tout): peindre la voiture d'un des autres dans l'objectif de le faire arrêter. Au final ils ont du tout effacer en 4e vitesse car ils ont failli se faire lyncher.

Il y a aussi eu l'épisode ou ils essayaient de nouveau de faire une voiture amphibie... Ils avaient déjà tentes le coup, mais elles avaient coule sur le lac, ils reprenaient donc le concept de leur modèle précédant. Cette fois ci il fallait bien sur que la voiture ne coule pas, et étant une voiture qu'elle soit aussi conduisable. Ils devaient donc conduire jusqu'à Douvres. James May avait cette fois si installe un mat repliable sur sa voiture-voilier; Richard Hammond avait un espèce de VW/bateau, quand a Jeremy Clarkson, c'était un pick-up hors-bord.
Pour éviter de couleur tout de suite, les trois présentateurs avaient mis autant de mousse que possible partout. Oui sauf qu'avec la chaleur... ça fume. Les 3 véhicules ont failli prendre feu. Arrives a Douvres il restait le pire: non seulement éviter que le véhicule ne coule dans le port, mais... surtout... traverser la Manche avec leur bateau amphibie. Et bien croyez le ou pas, mais si 2 des véhicules n'ont pas su prouver leur capacités a flotter, l'un d'eux, avec 3 passagers a bord a réussi a toucher terre en France. J'ai bien cru qu'ils allaient couler a quelques km de la cote.

La semaine dernière c'était aventure en Afrique sur des routes toutes pourries. Ils s'apprêtaient a traverser un désert quand voila surgir un ULM et des quads. C'était le vice-président du pays qui avaient entendu parler de leur histoire. Il arrive, les félicite tout en leur disant que personne n'avait jusque la tente (et donc réussi) cette traversée en voiture. Ils demande alors ou sont les véhicules. Vous auriez du voir la tete du type quand il a vu les véhicules tous pourris (les présentateurs avaient enlevé certaines parties pour les rendre plus léger). Impayable.

Il y a aussi les invites prestigieux qui testent un véhicule sur la route et leur temps est affiche sur un tableau. Genre l'actrice de The Queen: Helen Mirren ou encore Hugh Grant.
Il y a le Stig, un conducteur testeur de voiture anonyme tout habillé de blanc et casqué qui établie la meilleure vitesse avec chaque véhicule testé pour comparer.
Et bien sur les tests de nouvelles voitures. Mais il y a toujours ce cote humour british que j'adore. Finalement c'est un peu comme si les Monthy Pythons présentaient des voitures...


La mauvaise nouvelle: le programme ne passe pas en France. Par contre il parait que c'est un des programmes TV les plus piraté, alors je suis sure qu'il y a de quoi voir sur Internet. Et puis en attendant vous pouvez aller faire un tour sur leur site:
www.topgear.com

Pour le fun, et si vous comprenez un peu l'anglais allez là: http://www.snotr.com/video/568, Bugatti Veryron contre un Eurofighter...

[image source: guardian.co.uk]

mercredi 26 mars 2008

Les piliers de la Terre, Ken Follett

J'étais en BTS tourisme lorsque notre professeur d'Histoire de l'Art nous a parlé de ce livre. Elle nous l'a conseille, nous expliquant que c'était une bonne façon de comprendre la construction des cathédrales et le passage de l'architecture Romane a l'architecture Gothique.
J'adore les romans historiques, je me suis donc empressée de trouver le roman dans la section des livres d'occasion d'une libraire du centre ville de Toulouse.

J'ai été surprise quand j'ai vu la taille du livre, un pavé: 1150 pages dans sa version poche. Il ne risquait pas de rentrer dans mes poches celui-la. Mais il faut bien plus que ça pour me dissuader cependant. J'aime les livres et si le sujet est intéressant, 1000 pages passeront comme 200.
Et pour être intéressant, il l'était. Il ne m'a pas fallu lire beaucoup de pages pour me retrouver plongée dans la construction des cathédrales, suivre le parcours des différents caractères du livres, sourire et grimacer pour eux.
Je lisais ce livre a tout instant, durant les pauses de cours, dans les transports en commun sur les trajets maison-cours, avant de m'endormir, des que possible. J'étais tellement prise dedans que j'ai d'ailleurs réussi a rater mon arrêt de bus, j'étais trop plongée dans le livre pour me rendre compte que je venais de passer l'immeuble ou nous logions. C'est donc deux arrêts plus loin que je suis descendue, et j'ai marche dans le parking le nez dans le livre en évitant de me manger un poteau.

Des camarades de classes avaient elles aussi entrepris la lecture du roman. Je me souviens encore en fin de semaine, l'une d'elle me regarde, regarde le livre et la page a laquelle je me trouvais et me demande: "Mais tu l'as commence quand?" "Ben, dimanche pourquoi?".
Il devait me rester un centaine de pages a lire, elle l'avait depuis un mois et n'en avait pas lu le quart. Il m'a fallu une semaine pour parcourir les 1100 pages. Depuis le livre trône dans ma bibliothèque. Depuis j'ai lu d'autre livres de Ken Follett, en anglais ou en français. J'ai découvert que la plupart de ses romans se situent durant le Seconde Guerre Mondiale, une periode que je trouve elle aussi passionnante. J'en ai donc lu beaucoup. J'avais d'ailleurs offert "Le Vol du Faucon" a mon grand-père et c'est le dernier livre qu'il a lu avant sa mort. Ma grand-mère l'a lu aussi et beaucoup aimé.

Genre: Roman historique, mystère et une touche de romance.
Bon et l'histoire alors? Elle cours sur une cinquantaine d'années et allie mystère, fait historiques, architecture, personnages. L'auteur se penche sur plusieurs couches de la société de l'Angleterre du XIIe siècle: les bâtisseurs, le peuple, le clergé, les nobles, des personnages qui se croisent, s'allient, se haïssent, travaillent ensemble. Il y a ceux qui veulent bien faire et ceux qui abusent de leur pouvoir.
Le livre est construit de plusieurs parties, certaines éditions en ont d'ailleurs fait plusieurs tommes.

Le prologue annonce un mystère, un homme pendu a priori a tord, une femme qui maudit les accusateurs, ce mystère cours sur presque toute l'histoire et l'issue ne se dévoilera que par petits bouts. On oublierait presque ce mystère la cependant tant le reste de l'histoire est intéressant.
La majorité de l'histoire se déroule a Kingsbridge, il y a la une petite église, un prieuré. Le prieur Phillip voudrait agrandir l'église, en faire une cathédrale même. Ça tombe bien car Tom, un bâtisseur arrive dans la région et est fort intéressé par le travail. Mais le prieur fait face a des pouvoirs politiques qui préfèreraient que Kingsbridge reste un tout petit village...
Au cours de l'histoire Tom apprendra les ficelles du métier a Jack, son fils adoptif. Jack se passionne pour l'architecture et la construction, certains évènement l'emmèneront a quitter l'Angleterre et c'est ainsi qu'il découvrira d'autres façons de construire. Jack devra aussi faire face a la jalousie de son frère par Alliance: Alfred.
Il y a aussi Aliana et son frère Richard, injustement dépossédés de leur biens par le vicieux William, une bataille difficile dans les deux camps qui ne semble pas pouvoir finir bien.
Les relations humaines et la vie, difficile, de l'époque sont extrêmement bien retransmis. On sent que Ken Follett a fait beaucoup de recherches sur l'époque. Mais en plus de ça qu'il a une excellent compréhension des rapports humains, des passions et des haines, des amitiés et des tolérances qui existent chez notre espèce. On se prend a haïr certains personnages, a s'énerver contre d'autres, a vouloir voir réussir un autre.

Pourquoi j'aime: pour l'écriture incroyable de Ken Follett qui ne manque jamais de me plonger dans la periode a laquelle se situe l'histoire. Pour les personnages si bien décrits, pour ce qu'on apprends sur l'époque sans pourtant se farcir un livre d'Histoire. L'histoire est très bien ficellée, cela pourrait être une biographie de cathédrale et des gens qui vivent autour.
Recommandé pour les passionnes d'Histoire.

Le petit moins: pour ceux qui n'aime pas les longs roman, le livre peut faire peur vu sa longueur.

Pour ceux qui ont aime ce livre, la suite viens de sortir en anglais: "World without end", 200 ans après l'histoire des Les Piliers de la Terre. La traduction est a venir pour la France.
Je recommande aussi la lecture de ses romans d'espionnages durant la seconde guerre mondiale.

[image: Amazon.fr]

mardi 25 mars 2008

De pull et de bottes

J'allais faire la fille super intellectuelle et vous proposer une nouvelle fiche lecture aujourd'hui*. Sauf que.... sauf qu'en rentrant à la maison, j'ai découvert à coté de la porte une grande boite; un colis dont le scotch épais au nom de la marque ne laissait rien à deviner. J'ai poussé un cri, j'ai ouvert la porte et je me suis jetée sur: mes bottes.
Elle étaient chacune dans leur petit sac en tissu et je me suis empressée de les déballer, d'enfiler des chaussettes et de mettre les pantoufles de vair ces beautés à mon pied.
S'en est suivit une séance de grelucherie que seules des filles peuvent comprendre. Ben oui, il me fallait absolument tester ce que j'allais pouvoir porter avec mes bottes.
Je n'ai pas vidé mes étagères, si je jure il restait encore des vêtements dans l'armoire. Bien sur vu que vous avez suivie l'histoire et que vous m'avez bien motivée à les acheter (mon banquier vous remercie), j'ai nettoyé le miroir couvert de poussière et j'ai fait des photos.

Bilan (à mon avis)
Ca va avec: les jupes un peu asymétriques ou avec des coupes originales; sous des pantalons ou des jupes longues forcément ça passe sans problème.
Je vais éviter avec: les jupes droites, sur les pantalons, le look "cavalière" je crois que ce n'est pas mon truc. Avec des robes non plus, ça me fait de grosses jambes bizarrement.

Je les aime! Elles sont confortables, agréable à porter, et je n'arrête pas de vérifier la fermeture éclair car j'ai tout le temps l'impression qu'elle n'est pas jusqu'en haut alors qu'en fait si.
Reste avoir avec de la marche par contre si je me choppe ou non des ampoules...

Je vous parlais de pull aussi... Il faut savoir que depuis la petite robe a poids, hormis les achats obligatoires de pantalons habilles pour le travail (ben oui il faut plus de pantalons quand on est a plein-temps qu'a mi-temps), depuis tout ça donc, j'avais résisté a l'appel de la carte bleue.
Oui bon ce n'est pas un effort surhumain non plus hein, déjà je n'aime pas dépenser des sous, surtout quand je sais qu'on a x somme a rembourser sur les emprunts d'Hubby, qu'il faut mettre des sous de coté pour un jour pouvoir frôler le fol espoir d'avoir un chez nous vraiment a nous. Et puis bon, j'ai beau être dans une ville sympa, il y a beau avoir des boutiques, ce n'est pas non plus Toulouse et encore moins Paris. De toute façon je ne fais jamais les courses a Paris je n'y vis pas d'abord! J'ai eu beau chercher ces derniers mois, les boutiques du centre ville et celles du centre commercial ne réveillait pas vraiment l'appel de la CB. Oui bon d'accord il y a eu le pantalon noir et puis la veste de tailleurs, mais c'était en solde et pour le travail d'abord. C'est un investissement quoi.

Sauf que depuis quelques semaines les choses changent. D'abord il y a eu les bottes, ces jolies bottes dans lesquelles mon pied mais surtout mon mollet arrive a rentrer, et non seulement ca mais elle sont bien en plus.
Et puis samedi 22 nous avons rejoint des amis au centre-ville, en les attendant mon homme a dis: bon ben on a qu'a regarder dans les boutiques si il y a des trucs sympa. Il faut croire que je ne l'ai vraiment pas habitue au cote dépenseur de la femme. Et puis c'est vrai quoi, un magasin ou a l'entrée tu vois des tambours africain, des CD de musique cubaine et ou tu ressort en sentant l'encens, c'est pas forcement le genre d'endroit ou tu pense que ta femme va dépenser des sous non?
C'était sans compter la section vêtement bien cachée derriere un mur, c'était sans compter cette étagère avec plein de joli pulls, en solde en plus, a -50%. J'aime bien faire des affaires moi. Un pull a 80$ c'est même pas en rêve que je l'achète. Pourtant avec la valeur de l'Euro c'est pas tellement non, oui mais bon mon salaire il est en dollar alors le coup du dollar il vaux que dalle ça ne marche pas vraiment. Mais la moitie de ca
Mes yeux se posent sur un pull bleu, genre bleu ciel mais avec certaines des mailles d'un bleu plus soutenu. Ça fait des semaines que je cherche un pull de plus parce que j'ai la flemme de laver mes pulls a la main, et que certains d'entre eux ne supportent pas la machine.
Il a vraiment un joli bleu ce pull. Et puis le bleu c'est flatteur sur ma peau. Ouste la petite veste, je l'essaye. Mmh, c'est joli comme tout. Chéri qu'est ce que tu en penses? Il me regarde, hésitant, il trouve que ça baille un peu sur les cotes. Ah oui c'est vrai, mais bon c'est un M, et ils n'en reste qu'un autre en XL. Je m'y sens bien dedans quand même.
La vendeuse me regarde et avec son bel accent de l'équateur me dis qu'il me va bien. Oui mais bon, Hubby a raison ça baille un peu. C'est peut être a cause des vêtements elle me dis. Moi je pense que c'est du au changement de maille.
Je le repose. J'hesite. Je regarde ailleurs. Je m'amuse a mettre une veste chinoise. Et puis merde! je vire le T-shirt et j'essaye de nouveau le pull en ne gardant que mon débardeur. Ah ben voila, ça ne fait presque plus de pli tu trouves pas? Hubby hésite un peu mais il semble d'accord.
Et puis la vendeuse me dis que c'est des pull Irlandais et que c'est une super opportunité.
Ouais bon si tu le dis, je m'en fiche un peu de savoir d'où ils viennent. Par contre je lis bien sur l'étiquette que c'est de la laine Mérinos, avec un peu de Soie et de Cachemire. Comment puis-je résister a l'appel de ses matières toutes douces?
Allez je craque.
Et vive la carte de crédit. Bon après tout c'est 50% de moins, 44$ pour un pull c'est franchement raisonnables, surtout en laine Mérinos, Cachemire et Soie.

Arrivée a la maison je calcule que merde, il va falloir le laver a la main celui la aussi. Bon il ne me reste plus qu'a me motivée et a faire des lessives a la main plus souvent. Le pull sens un peu l'encens. C'est pas grave, je vais faire une lessive a la main... bientôt.
J'essaye, il est joli avec mes pantalons habillés, par contre il est un peu trop long pour aller avec ma jupe 3/4. Peut être en le roulant un peu? C'est dommage car je me voyais bien lancer une nouvelle mode avec mes bottes, ma jupe 3/4 Arm*nd Thi*rry de 2006 et mon pull Irlandais.
Il faut peut être que j'achète une autre jupe. Nan je rigole.

Alors voici mon petit défilé à moi. La jupe verte j'hésite un peu, je ne sais pas si c'est une question de haut où si elle ne va tout simplement pas avec les bottes.

Alors vous en pensez quoi? Des suggestions?

*du coup la fiche lecture c'est pour demain.

Edit :
  • Je crois que ma jambe droite est plus grosse que ma jambe gauche (pieds inclus).
  • Finalement par dessus un jean c'est joli aussi.

lundi 24 mars 2008

Le tag des transports

Fleur2Palmier a lance un nouveau tag sur les transports que Camille c'est empressée de transmettre sur la toile.

Alors voici les règles du jeu et je m'y colle.

"Si la patate t’arrive dans les mains (ou sur l’écran on va pas chipoter) à toi de nous raconter :
- ta pire expérience dans les transports,
- celle qui t’a fait sourire, parce qu’il faut mieux rire que pleurer dans certains cas!
- le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité
Bien entendu à la fin tu relances la patate à qui tu veux, je suis pas bien méchante je n’impose pas de nombre de victimes.
"

-La pire experience: Il y a eu L'aventure des exams en train.
Et puis le retour vers les USA. J'en avais déjà parlais mais je vous re-explique. Nous sommes aux alentours de la mi-aout. J'ai mon vol dans exactement une semaine quand nous apprenons la tentative d'attentats échoués a Londres. Mon vol c'est Toulouse-Londres, Londes-Atlanta... Panique.
Durant une semaine je suis avec attention les informations de la British Airways avec qui je partais. Les informations changent tous les jours, j'espère juste que mon vol ne sera pas annule. J'ai deux valises énormes et lourdes, je pars pour 6 mois et sur 2 saisons. J'avais prevu de prendre mon sac de montagne en cabine pour transporter plus, c'est foutu.
Arrive le jour fatidique. Arrivée a l'aéroport, obliges d'acheter de l'eau a prix d'or sur place car bouteilles interdites. Les informations sont toujours contradictoires. A l'enregistrement on me dis que je ne peux pas tenir avoir ma sacoche d'ordi. Il faut tout mettre dans une poche en plastique. Ils hésitent même de me dire que je devrais mettre mon ordinateur dans la valise (j'avais entendu assez d'histoire d'horreur sur le sujet), heureusement non je peux le garder a la main, et utiliser ma sacoche pour mettre ce qui me reste.
Un agent me dis que les limitations en kg des valises sont toujours les mêmes, alors qu'on m'avait dis au téléphone qu'ils toléraient plus. Me voila donc au milieu de l'aéroport en train de défaire mes valises et de fourrer plein d'affaires dans les mains de mon père.
L'enregistrement est fait. J'ai une boule a l'estomac, mon disque dur externe et mon appareil photo sont dans les valises. J'espere les revoir. Les cadenas sont bien sur interdits.
En attendant de me rendre a l'embarquement je passe un peu de temps avec mes parents, nous en profitons pour faire un tour au comptoir de la british qui nous dis ben que si j'aurais pu garder mon materiel electronique a la main et que oui je peux mettre mon ordinateur dans la sacoche. Je manque en etrangler quelques uns, je leur dis qu'ils ont interet a ce que je retrouve mes affaires en entier. Quelle connerie.
Mais le manque d'organisation ne fait que commencer.

A l'heure prévue me voila en direction de l'embarquement. Il n'y a aucun personnel, mais la file d'attente des passager ne fait que grossir. Le temps passe, il n'y a plus de places assises car elles sont déjà prises par les passagers pour un autre vol, nous faisons la queue. Je vois l'heure d'embarquement arriver et passer sur ma montre. Je n'ai qu'une heure a Londres pour changer d'avion. Une demi-heure environ après l'heure a laquelle nous aurions du décoller, l'embarquement commence, ils ont enfin trouve du personnel pour faire les fouilles corporelles avant d'embarquer. Deux files, une d'homme l'autre de femmes, des gens qui ne savent pas que les liquides sont interdis (bonjour les martiens qui n'allument ni télé ni radio), des retards, une asthmatique qui s'entend dire qu'elle ne peux pas prendre ses médicaments, ils finirons quand même pas lui laisser prendre la ventoline.
J'ai soif. On a toujours plus soif quand on a pas accès a boire.
Enfin c'est mon tour, on me fouille. Un baume a lèvres que j'avais oublie fini dans la poubelle. Je négocie pour pouvoir garder mon étuis a lentilles et mes lentilles que je ne veux pas risquer de perdre.
Dans l'avion l'histoire n'est pas finie. Comme nous avons raté notre créneau de décollage, il nous faut maintenant attendre une nouvelle autorisation.

C'est finalement avec 1h30 de retard que nous roulons sur le tarmac. Nous sommes en vol quand je vois passer l'heure de décollage de ma correspondance londonienne. Je rage. Arrives a Londres, c'est la course. Avec une autre passagère en partance elle pour une correspondance a Miami. Nous avions toujours l'espoir que ce soit autant le bazar a Londres et que les correspondances aient pris du retard. On nous fait enlever nos chaussures et passer une autre sécurité, on nous fait tourner en rond avant de nous dire que ah mais non, ils sont partis vos avions.
Deuxième visite a un comptoir de la British. On explique notre cas. Il n'y a pas d'autres vols pour nos destinations. Le seul avion pour les USA c'est NY. Si j'avais su je l'aurais pris, ça m'aurais permis d'être mieux vis a vis du décalage horaire. Ma compagne d'infortune et moi restons donc a Londres. Heureusement la British paye l'hotel.
On nous demande si on veut récupérer nos bagages ou pas. Quand j'apprends qu'ils seront juste entreposes dans un coin de l'aéroport je ne me pose pas la question. Et c'est armée de deux valises géantes que je me traine jusqu'au bus (encore fallait il trouver le bon), hésitations, il fait froid. Enfin voila le bon bus. L'hôtel, les escaliers, pas d'ascenseurs bien sur. Je me demande pourquoi mes valises sont aussi chargées. 24h a ne rien faire. A pester. J'ai pu joindre le répondeur d'Hubby pour lui annoncer la nouvelle. Et dire qu'il avait fait des réservations a l'hotel pour nous.
Toute seule dans ma chambre d'hôtel les doutes reviennent. Je me pose des questions, je ne suis plus tout a fait sure de ma décision.
Ce n'est que le lendemain, en me dirigeant vers la sécurité que je réalise qu'avec tout ce bordel j'ai oublie de prendre ma pilule!
L'aéroport de Gatwick est extrêmement bien organise au niveau sécurité, pourtant il est bien plus grand et international que Toulouse...
Enfin je prends mon vol. La situation n'a certainement pas aide pour les retrouvailles avec mon homme. Apres 8 mois de séparation ce n'est déjà pas évident alors 24h de stress en plus. Depuis je prends encore plus de marge que d'habitude entre les vols.

-L'expérience sourire: Alors c'est pas tant que c'était rigolo, c'est surtout que j'ai eu beaucoup de chance et que j'en ai bien profité.
Nous sommes en 2004, je dois prendre l'avion depuis Paris pour Atlanta puis Valdosta pour aller voir mon parrain. Il y a foule a Charles de Gaulle. Les gens se précipitent a l'embarquement pour être les premiers dans l'avion.
Sachant que nous en avons pour 8 a 9h de vol je ne suis pas franchement pressée de m'enfermer avec les autres passagers. Et puis piétiner dans le queue alors que de toute façon j'ai ma place, je ne vois pas l'intérêt.
Quand il ne reste qu'une dizaine de personne je me levée enfin. L'agent au sol prends mon billet puis me demande si je voyage seule. Oui. Il passe mon billet dans la machine et m'annonce que l'avion est plein et que du coup je suis surclassée. Je le regarde surprise, ben non c'est pas une blague. Me voila a voyager en business dit!
J'arrive devant mon siège... merde je suis devant le mur qui sépare la Business et lère classe. J'aime pas ça. Ça me fatigue les yeux. Je demande du coup a l'hôtesse si il est possible de changer. Je lui explique pourquoi, elle est très gentille et comprends. Elle me dis de patienter, qu'il faut attendre que tout le monde soit dans l'avion.
Tout le monde est la, l'hôtesse raconte a un passager de business près d'une fenêtre que je suis malade en vol si je ne suis pas a cote du hublot. L'homme fort gentil, s'avère être americain et accepte aussitôt d'échanger sa place avec moi.
C'est le meilleur vol de ma vie. J'ai vu Manhattan depuis le hublot, j'ai voyage dans une siège des plus confortables avec plain de petits plus, on m'a propose champagne et jus d'orange au décollage. Je n'ai pas pris le champagne car l'alcool en vol ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Le tout servi dans de vrai verres. Pour le repas il y avait un menu. La classe quoi. J'en sourie encore. Ça donne envie d'avoir les moyens, c'est sur! Il y a avait même des crèmes pour le visage et les mains dans les toilettes.
Depuis je prends toujours mon temps a l'embarquement, mais ça ne c'est pas reproduit.

-Le plus original: J'aurais pu vous raconter le jour ou j'ai essaye de faire du monoski (oui ça a bien existe, heureusement pas longtemps), ou comment mes parents ont organise une course de luge dans des casseroles, poêles et plat pour le four (taille géante car cuisine de centre de vacances).
Mais finalement le souvenir le plus fort que j'ai c'est mon baptême de l'air en parapente. Mes parents pratique ce sport de vol libre depuis longtemps, ils ont même fait de la compétition, même si ma maman a depuis arrêté. Avec les premières voiles, on ne restait pas longtemps en l'air, c'était presque de la descente directe, et puis au fur et à mesure, les voiles se sont améliorée et les passionnés peuvent maintenant rester dans les airs de nombreuses heures.

Aujourd'hui pour un baptême de l'air et même un apprentissage du parapente, l'instructeur et l'élève sont l'un devant, l'autre derrière. Dans les années 80-90, il existait des biplace un peu différents. Les sellettes étaient l'une a cote de l'autre. Je devais avoir 8 ou 9 ans quand mon père m'a amenée avec lui sur une voile de ce type.
Mon plus gros souvenir c'est le décollage. Il faut courir le long de la pente pour que la voile se gonfle d'air et prenne le vol, or j'étais encore petite et encore plus courte sur pattes qu'aujourd'hui. Du coup alors que mon père courait encore sur la terre ferme, je me suis retrouvée en train de courir dans les airs. Impression étrange mais fort rigolote.
Des moments passés dans les airs, je n'en ai finalement que peu de souvenirs. Je sais que c'était très calme hormis le bruit du vent dans la voile et les bip de l'altimètre (à moins que ce soit un variomètre) de temps en temps, que j'ai pu voir mon école et le sol tout en bas. Je n'avais pas du tout peur car mon papa m'avais mis en confiance. La vue étais incroyable, nous volions un peu comme les oiseaux, sans moteurs, au grès du vent et des thermiques.
L'atterrissage c'était bien passe, j'étais grisée par ce vol et j'aurais bien recommencer.
Il avait promis de m'emmener un jour ainsi a l'école, mais ça ne c'est jamais fait.
J'ai bien cherche sur Internet, mais impossible de mettre la main sur une photo. J'ai demande a mon Papa et je n'ai en effet pas rêve, c'était bien deux sellettes l'une a cote de l'autre. "cela se faisait a l'époque.." "pas mal mais plus difficile à piloter, maintenant, on est l'un derrière l'autre".

Il faudrait peut être que je demande a mon papa de m'y initier de nouveau quand je pourrais aller en France... faire de nouveau des gonflages et laisser la voile t'emmener dans les airs sur quelques mètres...

Bon alors je refile la patatotransports a: Nancy et a Flannie, et puis a MissBrownie bien sur si L'Alouette n'a pas encore eu le temps de te taguer.

[Image: www.hotelaquitaine.fr]

dimanche 23 mars 2008

Bunnies vs. les cloches de Rome

Vous êtes vous parfois demandé pourquoi on trouve des chocolats en forme de Lapin pour Pâques alors qu'en France, dans la tradition Catholique, on nous enseigne que c'est les Cloches de Rome qui amènent les œufs?
C'est tout simplement car dans les pays anglo-saxons c'est l'Easter Bunny qui remplace les Cloches.

Ce matin je me posais des questions vis à vis des traditions qui tournent autour de Pâques. J'ai été élevée dans la tradition Catholique, je connais donc la partie religieuse, mais je ne m'étais jusque là jamais posé la question sur ce qui vient avec. J'ai donc fait une petite recherche ce matin.

J'ai demandé à Hubby ce qu'ils faisaient traditionnellement pour Pâques ici. Enfant il se levait pour découvrir l'Easter Basket, un panier garni de surprises: bonbons, chocolats mais aussi des jouets. D'ailleurs lorsque j'ai passé Pâques ici en 2001, j'ai eu aussi droit à un panier avec des livres et des bonbons. Je connais plusieurs personnes qui préparaient cette semaine des paniers de Pâques pour les gens de leur famille avec toute sorte de petits cadeaux.
Après la découverte du panier, Hubby partait à la messe avec sa famille, puis ils faisaient la chasse aux œufs que leur avait amené l'Easter Bunny.

Pour les pays catholiques, les cloches arrêtent de sonner le Jeudi précédent Pâques en symbole de deuil pour la mort du Christ, elle "reviennent" dans la nuit du Samedi au Dimanche de Pâques depuis Rome et nous laissent des œufs.
Pourquoi des œufs? Tout simplement parce que selon la tradition il est interdit de manger des œufs durant le Carême. Du coup après 40 jours il reste beaucoup d'œufs, les plus frais sont mangés, les plus anciens bouillis puis colorés. Il y a aussi des origines dites Païennes comme on peut s'en douter.

Du coté de l'Easter Bunny, l'origine est germanique. On parle de la déesse Eastre (qui a donné son nom à Easter pour les anglo-saxons), c'est une déesse associée au printemps. Elle aurait un jour trouvé un oiseau avec les ailes gelées par l'hiver. Afin de le sauver elle le transforma en lapin, mais le lapin ayant été un oiseau pouvait encore pondre des œufs. D'où le Lapin de Pâques.
Il semblerait aussi que dans ses régions là, la hase (femelle du lièvre) élève ses petits non pas dans un terrier mais dans un petit trou à la surface. Or la hase partage son territoire avec le pluvier qui a lui aussi son nid au sol. Le "nid" de la hase et celui du pluvier se ressemblant beaucoup, la croyance était que le lapin pondait des œufs.
Ils sont trop fort les lapins germains.

Au XVIIIe siècle, les immigrants allemands ont amené la tradition avec eux aux USA. Seuls les gentils enfants recevaient des œufs colorés en cadeau dans les nids fait par leur casquettes et bonnets fabriqués avant Pâques. Je suppose que les bonnets se sont transformés en panier, ce qui expliquerait les Easter baskets.

Et les pourquoi les poules alors? Ben parce que les poules pondent des oeufs tout simplement.

Cette année comme l'année dernière nous ne faisons rien de spécial pour Pâques. Si nous appartenions à une église nous serions peut être allés à la messe, mais ce n'est pas le cas. On verra bien quand on aura des enfants.

Et pour vous Pâques c'est quoi? Si vous avez des enfants, vous leur expliquez la signification religieuse ou c'est juste le plaisir de chercher les œufs?

vendredi 21 mars 2008

Moments de solitude

Je n'ai jamais été très douée pour me faire des amis. Je n'ai eu qu'une meilleure ami, au primaire, avant qu'elle ne déménage. Depuis il n'y a personne que je puisse appeler ma meilleure amie. Je suis une personne réservée. Je manque souvent de confiance et j'ai souvent peur d'embêter les gens par ma présence. Je sais c'est idiot, mais c'est un sentiment que j'ai du mal à contrôler.
J'ai déménagé une fois lorsque j'étais au Collège et une fois au Lycée, ça n'a pas aidé. Je n'ai pas vraiment gardé de contact avec mes camarades d'avant.
Durant mes études supérieures je sortais peu. J'avais un petit budget, pas de voiture, et je n'aime pas me coucher tard quand je dois aller en cours le lendemain. Je ne faisait donc pas parti de la plupart des cercles qui permettent de se créer des amitiés facilement.
J'ai un contact sporadique avec quelques amies du lycée mais cela fait bien longtemps que je ne les ais pas vu. De même pour mon amie de BTS et les filles de l'IUP. Je suis en contact avec 4 personnes avec qui j'ai partagé les bancs d'école. C'est tout. 4 personnes que je n'ai quasiment pas vu lors de mes derniers mois en France. Je n'ai pas de nouvelles de l'une d'entre elles depuis l'été dernier.

Et ici? Je n'ai pas l'excuse le problème de la barrière de la langue, je parle l'anglais couramment. Certes je ne comprends que peu de blagues et il y a des choses qu'il faut m'expliquer, mais ce n'est pas un gros problème. Alors, je devrais avoir au moins quelques amis non?
Ben non, enfin si mais non. Nous avons des amis. Nous avons des amis qui sont les amis de Hubby et qui m'ont accepté dans leur cercle. Mais ce ne sont pas mes amis.
Au boulot, là où je suis à plein temps il y a bien une fille d'à peut près mon age, mais on ne se voit quasiment pas, alors c'est difficile de créer des liens.
Ici je n'ai personne avec qui je me vois partager mes états d'âmes. Je n'ai pas d'amie avec qui aller faire les vitrines du centre ville, je n'ai même pas ma famille et toutes mes cousines dispersées aux quatre coins de la France mais que j'ai toujours eu plaisir a voir et à rejoindre pour toutes sortes d'occasions.

Qu'on ne se méprenne pas, je suis heureuse ici. Mais il me manque des amis, des amis à moi, des amis proches, des amis avec qui je me sens assez à l'aise pour partager ce qui va et ce qui ne va pas.
Comme pour tout ce qui est lié aux conséquences d'être expatriée, en général je n'y pense pas. Mais bon voilà, cette semaine, c'était la deuxième fois en 10 jours qu'Hubby était invité à participer à quelque chose avec des amies et de la famille et que moi je ne peux pas y être. Ce n'est pas que je ne suis pas invitée, c'est juste qu'on l'invite à passer sur le chemin du retour, or son chemin du retour c'est à l'opposé du mien, et il me faudrait rouler au moins 20-25mn de plus pour le rejoindre. Du coup je me sens left out (mise à l'écart).
Le résultat? Un bon coup de nostalgie: ma famille et mes amis me manquent énormément. J'ai une sacrée envie d'aller faire du shopping à Toulouse avec mes amies, de papoter entre filles et de voir mes cousines.
Et puis il faut bien le dire, mais quand tu essayes d'expliquer le problème à ton homme c'est compliqué. La théorie que les hommes veulent résoudre les problèmes alors que les femmes voudraient juste une oreille attentive de "Les hommes viennent de Mars; les femmes de Vénus" je peux vous dire c'est vrai. Mais quand en plus tu ajoute une différence de langue maternelle, et que ma compréhension de certains mots de vocabulaire n'est pas la même que la sienne, ça donne que tu finie par pleurer plus à la fin qu'au début. Nostalgie + frustration linguistique = yeux de lapin myxomatosé. C'était pas drôle du tout. Il a fini par comprendre que j'avais surtout besoin qu'il me prenne dans les bras, mais j'avais déjà fait ma séances chutes du Niagara.

J'ai fait le choix en ce moment de faire plusieurs jobs, pour pouvoir mettre des sous de coté, pour pouvoir un jour acheter notre chez nous. Du coup j'ai peu de temps pour faire autre chose, pour rejoindre une asso, un groupe de gym ou je ne sais quoi qui me permettrait de rencontrer du monde. C'est parfois frustrant.
J'espère que dans le futur je vais arriver à me faire mes propres contacts, créer des amitiés au fur et à mesure avec les gens avec qui je suis en contact. Mais pour le moment c'est parfois difficile.

Est-ce un signe? Moins de 24h après avoir mon petit coup de blues, j'ai reçu l'email d'une bloggeuse qui aborde dans un paragraphe le même sujet.
Tout ça m'a fait réfléchir. Du coup j'ai re-contacté un groupe qui se rencontre pour parler français et découvert qu'il existe "Le Cercle Français a Asheville" compose de francophiles principalement dont 50-75% parle français. Vivement la prochaine réunion. J'ai non seulement besoin de voir d'autres personnes, mais aussi de pouvoir parler en Français. Ça me manque et Hubby connaît trop peu de mots pour que je puisse pratiquer ma langue maternelle.
Sans compter que je pense que c'est aussi important pour notre équilibre a nous de pouvoir sortir sans l'autre pour faire autre chose, ne pas culpabiliser ou se retenir de sortir si "l'autre moitié" ne peux pas venir.

Ça m'a fait du bien d'identifier ce problème et du coup de me bouger pour changer les choses. A moins de surprises de la vie je pense que je suis la pour y rester, il est donc temps que je me prenne en main, que j'arrête d'utiliser Hubby comme une béquille, pour avancer dans ce monde a la culture un peu différente et que je me fasse ma propre place.

jeudi 20 mars 2008

Bonjour printemps

En dehors des jardins organises les fleurs et les bourgeons sont la aussi bien sur.
La semaine dernière après être rentrée de travail j'ai laisse toutes mes affaires en plan dans l'entrée pour aller faire un tour dans le quartier armée de mon appareil photo. J'ai eu droit a un "ben vous prenez quoi en photo?" tout étonné alors que j'essayais de cadrer sur des bourgeons d'arbres...

Donc en ce premier jour officiel du printemps je termine la première séquence fleurs de l'année.

Pour le moment nous avons droit aux jonquilles, aux colchiques et a du Periwinkle , il y a aussi les Forsythia et les Acer rubrum ou érable rouge.

Winter Honeysuckle dans le jardin. Les fleurs embaument.
Petit bourgeon et ses deux fils de toile d'araignée.
Les fleurs d'érable (si je ne dis pas de bêtise)
Forsythia, feuilles et fleurs arrivent.Colchique blanche. Il y en a aussi des jaunes et des violettes.Les fleurs de Periwinkle font un très beau parterre sur les bas cote de notre rue.En allant au travail. On peut voir que la foret est encore très dénudée et que ce n'est vraiment que les plantes les plus vaillantes qui sont la.
En Avril nous devrions voir les Lady Sleepers, les Trillums; en Mai les flame azalea, dogwood et mountain laurel et au mois de juin les Fire Pinks, Rhododendron et les Lys. C'est donc une affaire a suivre.

Edit: j'avais oublié le Honeysuckle...
Edit 2: Et le printemps chez vous, il se fait sentir?

mercredi 19 mars 2008

Biltmore Estate Gardens


La visite des jardins de Biltmore Estate a été un vrai plaisir. Nous avons fait un peu comme d'habitude: promenade dans les jardins de buissons "Shrub Gardens", les jardins "murés" et le Conservatory. Un jour nous prendrons le temps d'aller voir le jardin des Azalées et de descendre jusqu'à l'étang.
Outre les jardins, il y a de très nombreux sentier sur les 8000 acres de Biltmore Estate, que ce soit pour les VTT, les cheveux, les piétons ou même les Segway.

Dans la jardin mure, très organise, un peu comme un jardin a la française. Les rosiers sortaient a peine leur bourgeons. Par contre les pensées et les jonquilles s'en donnaient a coeur joie pour colorer les parterres. On pouvait voir les pousses de tulipes qui d'ici quelques semaines éclaterons de couleurs (Les tulipes en fleurs a Biltmore). Du coup je n'ai fait que peu de photos en extérieur:

Le Walled Garden vu depuis le Shrub Garden.
Plate bande de Jonquilles
Jonquilles et Pensées.


Et maintenant on sort la polaire et on profite de la douce température des serres. Il y a plusieurs salles a l'intérieur. On trouve a l'intérieur des serres toutes sortes de plantes exotiques que je suis incapable de donner en dehors de rares exceptions. L'air sentait bon. Nous avons même vu un petit ananas! C'était un moment agréable. Si j'étais riche, je crois que j'aurais aime me marier là.

La serre principale: The Palm House (la maison des palmiers). Je me serais bien allongee par terre pour voir le ciel, entouree de palmier et de plantes tropicales...
Une salle attenante.
Je suis plutôt fière de cette photo qui rends bien la beauté et la fragilité de la fleur.
Des "lampions chinois"
Et pour finir un arrangement floral qui m'a plu. Accroche au plafond, j'y aurais bien vu des petites fées volant autour.


Je n'ai pas pris de photos dans la salle des Orchidées car j'en avais déjà fait plusieurs lors de notre dernière visite. Je ne suis pas restée longtemps dans la pièce des cactus car il y faisait une chaleur infernale. Par contre nous avons passe un bon moment avec Hubby assis sur un petit banc dans une des des pièces plus tempérées de la serre, petit moment a deux serrée contre son épaule et la feuille qui c'était mise entre nous...

Vous aimez les jardins? Si oui lesquels?
Moi j'ai un petit penchant pour les jardins du type jardin anglais, sans structure visible. Comme le Shrub Garden de Biltmore, c'est tellement plus romantique.

[La carte et la photo des tulipes proviennent du site de Biltmore Estate: www.biltmoreestate.com]

mardi 18 mars 2008

Le printemps arrive a Biltmore Estate

Parce que j'ai promis a Flannie et puis parce que j'ai très envie de célébrer l'arrivée du printemps qui a enfin décidé de pointer son nez; j'ai sortis mon appareil photos ces derniers jours.
Dimanche entre autre nous sommes allés a Biltmore Estate avec des amis. Le vent était frisquet mais le soleil a su se pointer de derrière les nuages et la journée fut fort agréable. Il est interdit de prendre des photos a l'intérieur, vous ne verrez donc pas les magnifiques bouquets qui commencent a décorer le château. Je dis qui commencent car le 5 Avril, c'est le début du Festival of Flowers a Biltmore, autrement dis le festival des fleurs. Au menu: un jardin couvert de Tulipes, de la musique dedans et dehors, un vin de saison, et des bouquets partout a l'intérieur. Allergiques s'abstenir.

Les tulipes ne sont pas encore en fleurs, mais les jonquilles oui, et il y a toutes sortes d'autres petites fleurs et de bourgeons, des bonnes odeurs de honeysuckle et les plantes de la serre qui sont la pour pallier au manque. Allez, je vous montre?

Pour commencer la visite, je vous propose plusieurs vue de la maison de Mr. Vanderbilt. J'ai choisis des angles différents, depuis le jardin, depuis le grand escalier, et je me suis amusée a cadrer en fonction des fleurs.

La tour de la Porte Cochère.

Détail des fleurs de l'arbre. Il semblerait que ce soit un "magnolia soulangeana". Les fleurs ont une taille impressionnante.

Vue depuis l'Shrub Garden, des buissons de Forsythia aux belles fleurs jaune vif.

En revenant vers le château, des buissons au bois rouge offrait un contraste étonnant avec la maison en arrière plan.

Et pour finir avec la maison, j'ai joué avec l'appareil photo depuis le haut des escaliers en zoomant sur les fleurs de Magnolia (blanches ce coup ci) tout en gardant la bâtisse en arrière plan.


Et demain: les jardins et le Conservatory (les serres) ou il faisait bien bon.

Edit: Merci a annie 06 pour les noms de plantes (variété de Magnolia et Forsythia).

lundi 17 mars 2008

J'etais faite pour etre Concierge

Pour moi un(e) concierge c'était un(e) gardien(ne) d'immeuble. Et puis je suis venue aux USA et j'ai découvert qu'au pays de l'Oncle Sam, ce nom est synonyme de luxe, de services personalisé et que le poste à une certain aura.

Un jour d'automne 2006, j'ai vu un panneau sur le bas cote de la route, qui annonçait que le Sud de la France venait ici. Attends je me suis dis: "je suis le Sud de la France, c'est quoi ce truc?". Au passage suivant j'ai note l'adresse internet et je suis donc partie en exploration sur la toile.
J'ai découvert un développement qui se voulait durable et d'inspiration Européenne. Bon c'est chouette mais ça me fait une belle jambe tient. Je vois qu'ils ont un service de Concierge, ouais et alors?
Et alors? Alors Hubby me dis: mais tu devrais déposer ta candidature. Ça va pas non? C'est "au dessous" de moi ce genre de travail. Je vous dis tout de suite je respecte les concierges, mais avec un Bac +4 je me voyais pas gardienne d'immeuble.
Et c'est la qu'Hubby m'a explique qu'ici concierge ce n'est pas janitor. Qu'un service de Concierge c'est un service de luxe. Que tu es la pour les clients, pour leur faire des réservations, etc. Que ma formation convenait tout a fait au poste.
Ah, du coup il a réveillé mon intérêt.

J'ai donc envoyé ma candidature, a laquelle ils ne répondrons que de nombreux mois plus tard. Lorsque est venu le temps des interviews, Hubby avait déjà calcule les bénéfices non inscrits sur le contrat. Il savait, lui, qu'un Concierge se voit souvent offrir des repas gratuits au restaurant en remerciement d'avoir envoyé des clients, des billets pour des avants-premières etc. Plus bien sur les prix réduits ou gratuite pour tester. J'avoue, j'ai toujours du mal a demander des réductions, encore moins des gratuites, et puis moi ce n'était pas ça qui m'intéressait. Je ne crache pas dans la soupe, c'est juste que ce qui m'attire c'est le cote tourisme du poste.

Lorsque j'ai commence mon emploi, j'ai commande un livre, ma nouvelle bible: Ultimate Service, the complete handbook to the world of the Concierge. Ce livre était pour moi un outil, mais aussi un moyen de mieux comprendre ce qu'on attendais de moi. Entre cette lecture et le travail sur le terrain, j'ai commence a réaliser que j'étais vraiment faite pour ce travail.
Voyez vous, dans le livre il est bien précisé que l'un des aspect très important de la personnalité du Concierge c'est de vouloir aider les autres. Je ne suis pas Mère Theresa, mais j'avoue tirer un grand plaisir a faire ça. Ça fait parti de mon éducation. Mes parents accueillaient souvent des randonneurs, leur faisait gouter le miel, en apprenant qu'ils n'avaient pas manger leur offrais le repas, puis la nuit, sans rien demander en retour. Je fais parti d'une famille qui donne mais qui n'aime pas demander. Si on m'offre oui, mais ne comptez pas sur moi pour quémander quelque chose pour moi.
Or dans mon travail c'est ca que je fais, j'aide les gens. Je leur trouve un hébergement, des tickets, je les conseilles pour des sorties, des restaurants, je leur facilite la vie.
Pour le moment j'ai peu de demandes, mais quel plaisir pour moi de réaliser ces rares demandes, de me plier en quatre pour trouver LE truc parfait.

Si je me suis lancée dans le tourisme, c'est a la base parce que j'ai grandis en montagne, que j'ai vu mes parents partager ce qui nous entourais, le faire aimer a d'autres. Cela m'a marquée. Je voulais faire pareil. Je voulais faire aimer cette montagne qui me tenais a cœur et enseigner le respect qui lui est du. J'avais fait un stage en office de tourisme, mais j'étais alors obligée d'être neutre. Il est quasiment interdis de conseiller en Office de Tourisme car on ne peux privilégier l'un plus que l'autre. Je ne me vois pas envoyer des clients vers des lieux que je sais ne pas être a la hauteur.
Avec mon poste aujourd'hui je peux créer des séjour, des découvertes, des sorties, je peux partager mes coups de cœurs, je peux conseiller des ballades, je peux m'adapter a chaque client tout en partageant mes passions. Je peux offrir la nature comme je le sens et c'est un vrai plaisir.

Depuis toute petite, je suis comme ma grand-mère: je ramasse tous les papiers. Pas les papiers au sol (enfin si, aussi), mais les brochures, les cartes de visites, les plans, les magasines. J'aime regarder ces couleurs, découvrir ce qu'offre une ville. Je me retrouve du coup très souvent avec un amas de papiers inutiles que je finis par recycler. C'était une habitude qui ennuyait un peu ma famille car je récupérais souvent trop de choses. Plus maintenant! Ça fait aujourd'hui parti de mon travail. Si je me rends dans un lieu qui me plait, je prends la carte de visite et la brochure. Je les organise a mon travail, je crée ce réseau de choses a connaitre, ces lieux qui pourraient répondre aux attentes d'un de mes clients. Je garde les yeux ouverts, j'ai maintenant toujours en pensée mon travail d'une certaine façon. Je réfléchie a ce que je pourrais faire découvrir ou partager. J'amasse et je suis payée pour.

Et pour finir, je suis réservée, mais pourtant j'aime le contact. J'aime rencontrer des gens. Ce travail me donne les moyens de le faire. Je rencontre des professionnels, je crée un réseau, je suis en contact avec les clients qui sollicitent mon aide.

En gros il ne me reste plus qu'a me faire payer pour tester les chemins de randonnées et j'aurais le job parfait.

Et vous votre travail? Vous aimez? Vous êtes fait pour?

vendredi 14 mars 2008

En vacances dans notre ville [II]

Ben non, j'ai pas acheté les bottes. Je les trouvent un peu chères. J'attends qu'elles soient en soldes. Mais j'ai bien note Earth Birch taille 6B en noir. Je me vois bien mettre une petite jupe avec, ou une paire de jeans, enfin je rêve quoi.

Bon c'est pas que, mais notre marche dans le centre-ville nous avait mis en appétit. Il était près de 17h et nous devions retrouver Bob, le copain d'Hubby dans quelques heures pour le diner. Il nous fallait donc un petit encas léger.
Nous avons décidé d'aller a Flying Frog Cafe. La partie restaurant est fermée le mardi mais la section bar avec ses entrées reste ouvert toute la semaine. J'ai eu un moment d'hésitation en sentant la fumée de cigarette provenant du bar, mais heureusement nos avons choisi une table dans une autre pièce et l'odeur était presque absente. Sur les conseils d'Hubby qui venait souvent ici lorsqu'il était étudiant, j'ai commandé un "grateful dead", cocktail maison a la couleur rosé, au doux gout sucre et a l'alcool qui te fait tourner la tête, rhum, tequila, sprite, framboise et je ne sais quoi. Une tuerie.
Vu qu'ils étaient a cours de Gaelic Ale d'Highlander, Hubby a pris une Guinness, a le doux plaisir de tremper ses lèvres dans la mousse épaisse. C'est bon la Guinness.
Pour accompagner tout ça et vu que je ne tiens pas franchement l'alcool, nous avons aussi demande un "spinach and artichoke dip".
Un dip ca peut été une sauce plus ou moins épaisse, chaude ou froide, dans laquelle tu plonge des crackers, du pain ou de la pita.
Dans ce cas la, c'était très épais, avec des morceaux d'épinard et d'artichaut, cuit au four et avec du fromage et du crème cheese accompagne de triangles de pita bread. C'est bon ce truc. J'y avais déjà goûté avant mais il n'y a pas a dire, je continue a me régaler.
C'était une pause un peu hors du temps, j'ai dis a Hubby que j'avais l'impression d'être de nouveau en lune de miel, ça l'a fait rigole sur le coup, mais je pense qu'il était d'accord avec moi.

Ensuite nous sommes retourne dans notre chambre histoire de tester la salle de bain et de nous changer. Surtout qu'on était en tenue prévue pour faire de l'escalade en salle, mais que finalement ça n'a servi a rien car nous n'avons pas eu le temps d'y aller. Je me maquille, Bob, le copain d'Hubby nous appelle et nous rejoint dans la chambre. Il est surpris quand je lui dis que ce n'est même pas leur plus grande chambre. Nous discutons pour savoir d'où nous allons manger. Le choix se porte sur Zambra. Un restaurant de cuisine espagnole et surtout de tapas, a deux pas ou presque de l'hôtel.

Ambiance feutrée, lumière tamisée, on est loin des bars à tapas de la péninsule hibérique. Il y a certes un bar en face de nous en rentrant, mais nous venons pour le restaurant. Nous attendons l'hôtesse qui va nous indiquer notre table. En attendant je piste une carte de l'Espagne et je ne peux m'empêcher de montrer à Hubby et à Bob où j'ai grandis. Un petit moment de nostalgie s'en suit.
Nous suivons l'hôtesse jusqu'à notre table. Bob repère des connaissances et và leur dire bonjour. L'un d'eux est Concierge à The Inn on Biltmore Estate. Bon récupère donc sa business card pour moi.
Nous étudions le menu alléchant et l'immense carte des vins. Je suis plutôt vin blanc et je vois un vin intitulé Pirineos dont la description me plaît. Et puis avec le nom de mes montagnes natales il est fait pour moi non? Hubby commande le même. Excellent. Un vin moelleux avec un petit quelque chose sur la fin qui nous plaît bien.
Nos assiettes arriverons une par une, nous laissant le temps de savourer chaque plat, de parler (de musique surtout) et de profiter de l'ambiance et de l'aspect rustique des murs. J'ai un peu du mal à lire mon menu, la lumière la plus proche étant placée derrière moi fait ombre du coup, mais j'y arrive tout de même. Je regarde avec envies les tables placées contre le mur avec leur longues banquettes couvertes de coussins.
Nous dégusterons du "Pan Rustico", trés inspiré de l'Italie ce pain de type pain de campagne en tranche est accompagné d'une coupelle d'huile d'olive aromatisée. Toujours un régal. Bob en dévore la moitié.
Puis viennent mes champignons sautés, un mélange de Creminis, Portobello et Shiitake, avec le bon goût de la Terre, et les Wontons aux patates douces qui les accompagnent. C'était une sorte de pâte frite fourée à la purée de patate douce. Délicieux.
Ensuite il y a les crevettes d'Hubby (masa crusted gulf shrimp), puis l'assiette de tofu. Et pour finir en beauté, un vrai régal: pan seared local trout; hazelnuts, oranges, brown butter, orzo. De la truite locale sautée à la poêle avec une panure à la noisette. J'en remangerais. Les choux de Bruxelles servis avec manquaient par contre de cuisson. De toute façon j'aime pas ça.
J'aurais bien écouté le menu des desserts, mais voilà, il était temps d'aller au concert, la prochaine fois.
Nous sommes sortis de là satisfaits sans avoir l'impression d'avoir trop manger. Le top quoi.

Avec quelques minutes à pied à peine nous étions à l'Orange Peel où se jouait: Built to Spill avec en ouverture The Meat Puppets. Il parait qu'à l'époque Nirvana faisait l'ouverture des Meat Puppets, enfin c'est Hubby qui le dis. J'ai reconnu une chanson, c'est déjà ça vu mes capacités à reconnaître la musique. J'ai beaucoup aimé le concert, mais la prochaine fois il ne faut pas que j'oublie les boules quies. Hubby à l'ouïe déjà abimée par les mutliples concerts où il c'est rendu, du coup ben il supporte le bruit mieux que moi. Au bout d'un quart d'heure devant les enceintes je me suis fait des boules quies de fortunes à partir de mouchoir en tissu. C'est pas aussi bien que les vrai, mais ça à rendu le son supportable et j'ai pu profiter du reste du concert.
Je retiens de beaux accords de guitare, des voix mélodieuses, des morceaux qui réveillent. Et je remercie le changement d'horaire qui m'a permis de ne pas être à moitié endormis, debout contre Hubby avant la moitié du concert. Je retiens aussi la fille bien éméchée qui à fait froti-frotta contre moi, puis contre Hubby qui l'à bien vite bougée (il ne me l'a dis qu'après) avant qu'elle n'aille faire une séance de jemecolle à toi à la pauvre demoiselle devant nous. Je me demandais si elle se connaissaient, mais il semble que non. La demoiselle devait se sentir gênée et ne savais quoi faire des mains qui se baladaient sur ses fesses, des seins collés, de cheveux relvés par une main étrangère. Moi je crois que je me serais retournée pour secouer l'éméchée.
Enfin le concert était chouette. Mais ne comptez pas sur moi pour reconnaître l'un ou l'autre si Hubby met un CD ou si ça passe à la radio. Les chansons en anglais je n'arrive à porter mon attention qu'à la mélodie et au son des voix. Les textes je zappe complet car ça me demande trop de concentration, du coup je suis incapable de reconnaître un groupe de l'autre en général (sauf rares exceptions).

Nous sommes rentrés à l'hôtel où une bouteille de champagne, compliment de la maison, nous attendais. Ça faisait partie de l'offre de la Directrice des ventes. Il y avait aussi eu le "turn down service"; c'est à dire que le personnel se rends dans ta chambre quand tu n'y es pas pour t'ouvrir le lit, au passage ils nous ont laissé des truffes au chocolat. Elle est pas belle la vie de star?
A 2h15 on a mis le pétillant au frigo, c'était un peu tard pour s'enfiler une bouteille à deux vu que je travaillais le lendemain. Du coup on a testé les matelas, blottis l'un contre l'autre.
Je me suis réveillée avec la lumière extérieure. Quelques minutes plus tard le soleil apparaissait de derrière le vilain-immeuble du centre ville pour nous caresser les joues. Allez hop on se motive et on se prépare à quitter les lieux. Nous avions donc bien dormis, pas de problèmes de matelas, les oreillers étaient un peu plats par contre.
J'ai souris quand la demoiselle de la réception un peu surprise me demande en regardant la note: "Mais il y à quelqu'un qui à déjà payé pour vous?".

Le petit déj n'étant pas inclus nous avions prévu de manger dans un des restaurant du centre ville. Sauf que la veille, en discutant avec Bob, j'ai découvert que l'un des endroits où je travaillais et où il y travaille aussi, offrais aux employés un repas gratuit dans différents restaurants de la compagnie. Du coup ben on y est allé car c'était l'un des derniers jours pour tester le petit déj.
Bilan pourboires inclus: 20$ pour deux pour un petit-déj buffet bien sympathique. Les croissants restent à revoir, mais pour le reste, la "Hash brown casserole", l'omelette préparée à la demande, le saumon fumé et la pâtisserie à la cannelle c'était extra.
Bon du coup bien sur je suis arrivée en retard au travail, et forcément c'est le jour où mon patron avait choisis de venir. Heureusement que mon collègue l'avait prévenu (j'avais dis que j'arriverais plus tard).

Au final, je crois que nous avons eu tous les deux l'impression d'être partis en vacances. Comme quoi il n'y a pas besoin d'aller loin pour se changer les idées.


Et dites, c'est mon 200e billet aujourd'hui. Faudrais peut-être que je m'achète des bottes pour fêter ça...

[The Orange Peel, Image source: http://yankeebelle.wordpress.com]

jeudi 13 mars 2008

En vacances dans notre ville [I]

Mon travail a des avantages surprenants. J'ai un poste de Concierge ici, qui n'a rien avoir avec les gardiens d'immeubles. Mon travail s'apparente plutôt a une assistante personnelle mais pour tous les habitants de la communauté/du développement ou je travaille. J'ai plusieurs casquettes: hôtesse d'accueil d'office de tourisme, agent de réservation, conseillère en sorties, préparatrice de maison (faire les courses, allumer le chauffage, etc).
Bon pour le moment il n'y a pas une seule maison la ou je travaille (la première est en construction du coup c'est plutôt du travail en amont que je fais. En ce moment entre autre je suis chargée d'obtenir des prix préférentiels dans les hébergements du coin pour faire venir des acheteurs potentiels.
Or leur d'un rendez-vous avec la responsable des ventes d'un hôtel du centre ville (le Haywood Park Hotel pour ne pas le nommer), je me suis vue offrir une nuit a l'hotel gratuite, quand je voulais (de préférence en semaine quand même).

Le 11 Mars dernier, nous avions un concert de prévu en centre-ville, du coup quand j'ai annonce a Hubby l'offre de l'hotel, il a vite calcule que nous pourrions prendre la chambre la nuit du concert, comme ça même pas besoin de rentrer a la maison a 2h du mat, on a juste a marcher jusqu'à l'hotel. Pas de probleme, je fais la réservation. Du coup j'avais pris la journée de Mardi pour pouvoir la passer avec Hubby (lui avait pu prendre les deux jours).

A la base nous avions prévu d'aller visiter Biltmore Estate, car j'avais des billets gratuits, au final avec le changement d'horaire on c'est réveillés un peu tard, donc on l'a pris cool et on a traine a la maison. En fin d'après-midi nous sommes enfin allés au centre ville pour poser nos affaires a l'hotel. Je me rends a la réception, je remplis les quelques papiers, et la grand luxe, je suis suivis par un Valet qui va aller garer la voiture au parking et par le bell boy qui lui transporte nos bagages. J'avoue que la sensation "je suis une star" n'étais pas au rendez-vous, je me sentais surtout un peu bête d'avoir quelqu'un d'autre qui portais mes affaires. Bon ok, il avait le machin a roulette donc c'est pas comme si il les portais a même les bras, mais même.

Nous prenons l'ascenseur. Le truc marrant, le monsieur nous demande d'où nous venons. Heu ben d'ici. On lui explique que je suis une Concierge et que du coup on m'a offert de tester l'hotel. Il me dis que ça dois être chouette. Ben oui.
Arrives au 3e étage (le deuxième en France)le bell boy nous guide vers notre chambre, il ouvre la porte et fort galant me laisse passer en premier. Il dépose nos bagages et nous souhaite un bon "séjour" dans l'hotel. La Hubby il a assure a mort car il a pense a laisser un pourboire. C'est con mais je ne pense jamais a ça moi. J'ai bien fait de l'épouser dis.

La chambre est grande, très grande. D'ailleurs je me demande presque si on ne pourrais pas mettre notre maison dans cet espace la (en incluant la salle de bain). Il y a deux lits en Queen (ici les lits c'est Twin, Full, Queen ou King), un espace pour s'assoir avec deux larges fauteuils très confortables (on peux s'y assoire tous les deux ensemble), un canapé et une table basse, près de la fenêtre il y a aussi un bureau avec deux chaises et une connection via câbles pour internet . Celui de notre chez nous c'est aussi un Queen. Bon deux lits ils auraient pu juste mettre un King hein, on est pas difficile nous. Bêtement je me sens un peu début. Ben oui la responsable des ventes m'avais fait saliver en mentionnant une suite. Certes c'est grand mais ce n'est pas une suite. En même temps mon cote professionnel est rassure, j'étais un peu mal a l'aise a l'idée de dormir dans une suite alors que la plupart de nos clients demanderais certainement une chambre "simple".

Premières impressions: ça sent bizarre. Genre l'air vieux, un peu poussiéreux peut être? Pourtant c'est propre. A priori on ne peux pas ouvrir les fenêtres. Zut!
La moquette parait toute mince, les couleurs un peu passées. Les murs, ouais on reviendra. Cote couleurs, nous sommes a l'étage ou les tons de décoration sont le vert et le rouge (il y a aussi rouget et or ou bleus), utilise pour les oreillers et les tableaux au mur, ainsi que les fauteuils et le canapé. Les lumières sont allumées de partout. Vive l'économie d'énergie. Je m'empresse d'en éteindre quelques unes.
Nous ouvrons les portes contre le mur et découvrons des étagères et une grande télé, grande mais ce n'est pas un écran plat, pas de lecteur DVD ou même de lecteur de vidéo (comme j'ai vu dans d'autres chambres lors de ma visite préliminaire).
Une autre porte laisse apparaitre un petit frigo et un évier avec une machine a café.

La salle de bain est séparée de la chambre, on passe d'abord par une petite pièce avec a gauche un placard qui contiens 2 peignoirs (que nous n'utiliserons pas), une planche a repasser, de l'autre cote un grand miroir et un lavabo. C'est la que nous déposerons nos affaires de toilettes, le double lavabo de la salle de bain parais presque trop grand pour nous.
Une porte sépare cette pièce de la salle de bain. Ici les couleurs sont jaunes/beiges avec des tons de rouge/rosé en faux marbre. Il y a donc un double lavabo, une douche avec deux jets (qui ne marchent qu'un a la fois), une baignoire et les toilettes dans le coin, juste a cote de la douche. Typiquement americain, les toilettes ne sont bien sur pas séparés de la salle de bain.

Pour plus de photos c'est par la: Photos d'Asheville, regardez celles avec le label Haywood Park Hotel.

On se pose un peu a l'hôtel histoire d'en profiter. Puis nous décidons d'aller faire les vitrines des boutiques du centre. Il n'y a pas a dire c'était chouette. Je ne pense pas avoir jamais fait ça avec Hubby. Les rares fois ou nous avons le temps d'aller dans les boutiques, c'est pour un achat précis et on sait exactement ou on va, donc pas de perte de temps. La nous étions tous les deux en amoureux, touristes dans notre propre ville. Nous sommes passes par des bouts de rues que je ne vois d'habitude que depuis les avenues principales. Presque des petits coins secrets quoi.
Etrangement notre regards avait l'air attire par les boutiques d'ameublement, que ce soit Hubby ou moi, nous sommes rentres dans plusieurs pour regarder, toucher le bois, rêver un peu. Mais il n'y a pas a dire, depuis que nous avons vu cette table particulière dans un autre magasin il y a quelques mois de ça, j'accroche moins avec les tables traditionnelles. La table que nous avions vu était haute, au niveau de mon coude environ, soit disant du style Kyoto, en bois...
Nous regardons les boutiques de vêtement aussi. Je cherche un petit pull que je puisse porter au travail. Je trouve bien quelques modèles a essayer, mais il y a toujours quelque chose qui ne va pas, et avec la saison printanière qui a pris possession des boutiques le choix est limite. Mais zut quoi, on est en Mars, il a neige l'autre jour, je vais pas me balader en débardeur non?

Et puis nous rentrons dans LA boutique de chaussures de la ville: Tops for Shoes, c'est cher, c'est de la marque, mais cote choix difficile de faire mieux. Je regarde des chaussures pour le travail, rien qui ne m'attire vraiment (je n'aime pas les talons de plus de 3-4cm).
J'essaye, je m'amuse, je montre des chaussures bizarres a Hubby qui se marre et surtout me suis patiemment. Et puis je vois des bottes, des bottes que je n'avais pas vu lors de ma dernière recherche des 'bottes qui me vont et sont en plus jolies'.
Il me faut les essayer absolument. J'ai de la chance, dans se magasin, en général les modèles exposes sont a ma taille. Ces bottes sont de la marque Earth qui fait des chaussures au talon négatif. Parait il que c'est mieux pour on dos si tu marches beaucoup. Moi et mes 1m55 on aimerait bien des talons négatifs 4cm au dessus du sol, mais bon. C'est je l'admet des chaussures confortables. Donc il me faut absolument essayer ces jolies bottes noires. Et... non, j'y crois pas dis! Je viens de fermer la fermeture éclair jusqu'en haut. Mes mollets rentrent! Miracle. Et puis en plus elles sont jolies et bien confortables même. Zut, pourquoi j'ai des gouts de luxe moi? Elles font 185$ quand même. Il faut que j'arrête de dormir dans les hôtels chers de la ville. Vous les aurez quand en solde?

La suite demain.

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